La galerie megapicseltz
A propos...








Que le photographe en maraude sur une galerie qui ne s'est jamais demandé "avec quoi a-t-il shooté cela ?" lève le doigt !
Alors, une fois pour toutes, voici une petite rétrospective sur le matériel qui m'a amené à commettre cette modeste production.
Sachant qu'il en va de la photo comme de toute forme d'expression humblement artistique : ce n'est pas le pinceau mais bien l'artiste qui produit la toile.
Qu'on se le dise : oui, je suis curieux de technologie mais je suis bluffé par l'image et le regard avant d'être impressionné par l'outil.

instamatic
En y réfléchissant, je me rends compte que mon premier contact avec la photo remonte à ma sixième, avec un Instamatic offert par mes parents à l'occasion d'un voyage scolaire en Allemagne. Le déclencheur était une touche rouge vaguement sensitive de la taille d'une pièce de 10 cents, qui faisait un "tic" caractéristique au déclenchement. Pas de bobine à enrouler dans le boîtier mais une cassette 126 dans laquelle cheminait le film. 2 réglages soleil/nuages. En intérieur on pouvait clipser sur l'appareil des flash-cubes à ampoules au magnésium. Le format carré permettait des tirages en 10x15 avec une photo 9x9 et 2 petites vignettes de 4x4 cm.
Le virus de la photo m'a véritablement atteint l'année de mes 17 ans : profitant d'une promo j'ai anticipé sur la paie de mon premier job d'été pour m'offrir un Nikon FM doté d'un sobre mais efficace 50mm 1.8 serie E, complété ensuite par quelques focales fixes du 28 au 135mm. Et bien, je n'ai jamais eu d'autre boîtier argentique que celui-là ! Il jouit désormais d'une retraite méritée dans le placard de mon bureau, après une carrière irrégulière de presque 25 ans. A noter : pressentant que j'allais basculer du côté obscur du numérique, je lui ai offert à l'été 2004 une fin de carrière en apothéose avec de la Velvia 50 dans le Périgord : une manière de fixer la barre très haut pour le successeur ! fm
2040 Celui par qui tout est arrivé... un soir de décembre mon épouse me demande innocemment "et toi, est-ce-qu'un appareil numérique te plaîrait pour Noël ?"  J'avoue que la question me prit de court, toutefois je ne voulais pas laisser passer une telle démonstration de bonne volonté : me volà parti dans les forums et les comparatifs, obligé de faire en 48 heures l'équivalent de 3 mois de veille technologique en temps ordinaire ! Dans le cahier des charges que j'improvisai je tenais à conserver une totale maîtrise des automatismes, ce qui excluait a priori un "point-and-shoot" lambda. Je me laissai convaincre par ce qui était considéré comme le meilleur bi-mégapixels de l'année (2001). Alors que mon FM avait pris un rythme dilettante depuis la naissance de mes filles, au bénéfice de la vidéo, je redécouvrais ce qu'était le plaisir de composer une image et de saisir l'instant. Enfin, tenter de saisir, car la latence de cette génération d'appareils était bien son défaut le plus caricatural. Sur bien d'autres aspects en revanche il en remontre encore aujourd'hui à la plupart des compacts qui entrent au chausse-pied 8 à 10 millions de photosites sur une surface grande comme l'ongle du petit doigt, éclairée par un trou de serrure. Ici on parle encore d'un vrai objectif lumineux, et de contrôles à faire pâlir certains reflex d'entrée de gamme. Sans parler d'une prise en mains virile, qui le rapproche plus aujourd'hui du format des bridges que des compacts de la taille d'un briquet qui inondent les rayons. 
Vous l'aurez compris, le compact numérique aura fait sur l'ancien addict que j'étais devenu l'effet de la feuille d'eucalyptus sur le fumeur (presque) repenti : la rechute était inscrite aussi sûrement que le papillon après la chenille, ou la poule après l'oeuf. Dire que la prise en main de ce Nikon-là provoqua la même émotion que le FM de mes 17 ans est un euphémisme... d70 
70-300 Très vite acheté d'occasion à un collègue converti au D70 un an plus tôt, ce zoom télé pour budget modeste m'a en réalité ouvert l'accès à des focales que je n'avais pas explorées jusqu'ici. A condition de ne traiter que des sujets statiques par grande lumière et de travailler en raw pour accentuer copieusement, cet objectif léger en donne bien plus que son tarif ne le laisse envisager.
Avec la pratique devenue régulière se créent inévitablement des besoins dans des plages d'utilisation nouvelles : en l'occurrence cet ultra-grand angle extrêmement ludique m'apporte beaucoup de plaisir, en particulier en architecture d'intérieur. 10-20
50 Celui dont il ne faut absolument pas se priver : le plus petit et le moins cher est aussi celui dont le piqué est superlatif. Ultra lumineux et plus discret tu meurs...

A force de jouer avec les sujets difficiles que jamais avec l'argentique il ne m'était venu l'idée d'expérimenter, spectacles en faible lumière, photo de sport, le zoom lumineux à l'autofocus nerveux s'est imposé. Le choix s'est fait sur les critères de compactité, légèreté, discrétion.
50-150
85 Une perle que je conserverai religieusement jusqu'à la fin de mon aventure photographique, seul véritable rescapé de l'ère de la mise au point manuelle. Un véritable bijou de construction mécanique, un barillet en acier, des bagues qui semblent coulisser sur un bain d'huile, un vrai plaisir tactile. Qui plus est un piqué remarquable et une grande ouverture qui m'a dépanné dans des situations de spectacles difficiles.